Publié le 06/11/2016

Dupliquer un article de son blog vers Medium ou LinkedIn Pulse ? Pour gagner en audience et diversifier la distribution de ses contenus, la tactique est tentante. Sauf que… au moment de publier sur ces plateformes, la menace d’une pénalité infligée par Google pour duplication de contenus vous fait hésiter. À raison ? Regardons le sujet d’un peu plus près…

D’un point de vue théorique (et technique) tout d’abord, quelques précisions. Medium et LinkedIn ne vont pas traiter (mais alors pas du tout) cette duplication de la même manière. Commençons par Medium, le « bon » élève si je puis dire, car la plateforme met à disposition une fonction d’import d’un contenu existant. Une fonction à privilégier en lieu et place d’un copier-coller « sauvage » car, via cet import, Medium code très proprement la page.


L'écran d'import de contenus de Medium


Résultat, un message est ajouté en pied de page du type « ce contenu a été initialement publié sur… ». Surtout, dans le code même de la page, une URL canonique est précisée. Ce petit bout de code indique à Google où se situe le contenu original et officialise le post Medium en tant que copie. Rien de tout cela (en tout cas pour l’heure) sur LinkedIn. Seule solution, copier-coller son article, ce qui se traduit par l’ajout d’une URL canonique qui désigne comme contenu original… le post LinkedIn. Autrement dit, d’un strict point de vue référencement, ce post sur LinkedIn va entrer en concurrence avec votre article original. Question légitime : est-ce grave, docteur ?

Les réponses à cette question ont un peu évolué avec le temps. Dans le sillage des mises à jour des algorithmes Google, le conseil ambiant prônait plutôt des pratiques rigoureuses. Genre : « Le contenu dupliqué tu t’interdiras ». Puis, le temps a passé (et avec lui la peur du gendarme), et les tests se sont multipliés. Avec un constat à la clé : tant que cette duplication reste occasionnelle, les conséquences pour le référencement du site original sont anodines. De là à dire que le contenu dupliqué (et les pénalités associées) est un mythe, il n’y a qu’un pas… que certains ont franchi.

Bref, qu’en retenir pour distribuer ses contenus sur ces plateformes ?

1) Ne pas opérer cette duplication de manière systématique mais sélective, en fonction du sujet et de l’audience pressentie.
2) Pour Medium, passer par la fonction d’import.
3) Pour LinkedIn, dans la mesure du possible, il peut être à la fois prudent et pertinent de changer la titraille et l’accroche.
4) Idéalement, attendre 1 à 2 semaines entre la publication initiale et la reprise sur Medium ou LinkedIn.

Enfin, ajoutons aussi que pour évaluer l’efficacité des circuits de distribution des contenus, il est aussi possible de procéder à l’inverser : publier tout d’abord sur Medium ou LinkedIn Pulse, et dupliquer ensuite sur son blog. Une pratique d’autant plus accessible qu’il est simple avec un CMS tel que WordPress et les bons plugins de paramétrer l’URL canonique. Une bonne manière d’identifier, chiffres à l’appui bien sûr, les tactiques de distribution vraiment gagnantes.

porta. et, fringilla consequat. suscipit accumsan felis sed commodo quis,
Share This